BIOGRAPHIE
PEARL
18 SEPTEMBRE 2026
[ HUNGRY POET / L’AUTRE DISTRIBUTION ]
Il y a des nuits qui forment un artiste pour toujours. Elias Dris les connaît. Les nuits à la bougie, les films d’Audrey Hepburn et Marlène Dietrich. David Lynch sur l’écran. Allen Ginsberg ouvert sur la table, et ce disque qui tournait encore et encore dans le noir, Pearl, le dernier album de Janis Joplin.
Il ne dit rien de plus. Pearl est aussi une façon de partager quelque chose avec ses fantômes. Les prononcer, Jeff Buckley, Marilyn Monroe, Maya Angelou, c’est les faire entrer dans le disque. Pas les citer, les convoquer.
Les chansons avancent comme un fil qu’on tire doucement. Bitches Like Us ouvre l’album comme une déclaration, frontale et sans excuse.
The Void installe le vertige, un endroit trouble où l’on respire enfin. Bad Movie transforme le désordre en cinéma intérieur, quelque part entre David Lynch et Sunset Boulevard. Killed My Fun porte la colère froide d’une génération qui refuse de perdre sa dévotion. Los Angeles expose la faille, la douleur et malgré tout la lumière qui entre.
California Blue est une lettre, une lumière, la Californie comme seul endroit où déposer ce qu’on ne peut pas dire. The End of the World avance dans la nuit avec Joni Mitchell sur l’autoroute. Et Precious ferme l’album avec puissance.
“Sadness is a pearl”. Tout prend sens. Los Angeles lui a appris l’horizon. Sur Pacific Coast Highway, tant qu’on avance, on se dirige vers Big Sur. Tant qu’on avance, on ne risque que la beauté.
Pearl est un album qui brûle. Pas pour être aimé, mais pour toucher quelque chose d’inatteignable.
Huit titres entre la mélancolie du folk de Laurel Canyon, l’ombre glamour d’Hollywood et une noirceur contemporaine héritée du sadcore.
Enregistré entre Paris et Fécamp, l’album est mixé par Kieron Menzies (Lana Del Rey, Dido, Lykke Li) à Los Angeles et masterisé par Dominique Blanc-Francard au Labomatic studios à Trouville et Adam Ayan à Portland.
