BOUCAN

Boucan-Photo(c)ArianeRuebrecht

BIOGRAPHIE

COLÈRE MAMMOUTH

28 janvier 2022

mixé par Oz Fritz (Tom Waits)

[ Popatex / l’autre distribution ]


Il était trois, le Boucan d’avant.

Né en live sur un mini album, “Premiers cris”, Boucan était  Mathias Imbert (contrebasse), Brunoï Zarn (guitares, banjo) et Piero Pépin (trompette ). Une rencontre, une évidence en concert et des titres crus envoyés à John Parish qui produira leur premier album « Déborder ».
Et puis vint 2020. Piero s’en va en février, la France est confinée en Mars et la colère devient mammouth.

Tout change. Il faut aller à l’essentiel. Bruno abandonne la guitare, il cherche un nouveau son. Le bidon. Une guitare à 4 cordes tirée sur une caisse qui se désaccorde au gré des émotions, c’est avec elle que s’ouvre “Tout ce qui ne vaut rien”, hymne à nos vies grains de sables qui filent entre nos mains, la voix poète de Mathias sur les choeurs de La Mòssa,quintet polyphonique, s’envole comme un cri d’enfant sur une berceuse de mère attentionnée. Car ce nouvel album n’est pas que Colère, il est aussi deuil. Du deuil de la trompette naît le chœur, le cri, une nouvelle vie. 

“ A trop vouloir creuser entre les lignes, on finit par trouver le feu.”
Les Chakras du Chat 

Ce feu qui réchauffe les harmonies de Boucan, se déchaine d’un vent de l’est, Bruno cherche ses mots en guttural, yaourt en polonais, sa flamme vient aussi de l’Amérique, du désert de Tucson, mais aussi de l’Espagne. Il est banjo, il est trompette avec Nathanaël Renoux qui a remplacé Piero dans le Tigre des platanes, il est violon, avec Mathieu Werchowski, qui signe aussi la pochette du disque en collage. C’est d’ailleurs de cela qu’il s’agit, la musique s’écrit, ici, comme un collage, un clin d’oeil au reggae sur “Je sifflerai” alors que les guitares bidons s’enragent, on casse des cailloux Cayenne, sur “Prison” avec la voix magique de la chanteuse Jur, on hurle des choeurs de résistance, militants pudiques, sur “C’est un ordre”. 

Que la mort nous fiche la paix ! Colère Mammouth, cherche la vie, la paix, même au milieu du pire des mois de novembre, il vacille de mélancolies, en espoirs, se termine en fanfare par “La Duende”, un grand boucan far west hispano polonais, où  l’ivresse d’un Tom Waits tituberait dans un film d’Emir Kusturica. C’est d’ailleurs Oz Fritz compère de Tom Waits qui mixe l’album en Californie, les chats noirs et les chats blancs se retrouvent toujours quand tombe la nuit.La voix et les textes passent entre les mailles pour rehausser l’attention portée à ce bel ouvrage, stimuler l’esprit et l’accompagner vers la brèche. En terme de références, on peut chercher vers le grain de Babx, la profondeur des sols pensés et portés par Allain Leprest, la délicatesse efficace de Dominique A période rock…

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